COMMUNIQUÉ DU 26 AVRIL 2020

Préconisations du Conseil scientifique Covid-19

Le Conseil scientifique Covid-19 vient de rendre public ses préconisations sanitaires concernant l’accueil des élèves, des parents et de tous les personnels dans les établissements scolaires.

Dans un avis daté du 20 avril, le conseil scientifique émet d’abord la proposition de ne rouvrir les établissements scolaires qu’à la rentrée de septembre 2020 puis écrit explicitement dans sa note datée du 24 avril qu’il se conforme à la décision politique du Président pour une ouverture progressive et prudente à partir du 11 mai.

Une fois de plus, certains experts scientifiques se plient aux politiques qui eux s’affranchissent une fois de plus des considérations sanitaires.

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RETOUR EN CLASSE LE 18 MAI ?

Réouverture des établissements :
les conditions sanitaires oubliées par le ministre

Le 21 avril, devant l’Assemblée nationale, le ministre J.-M. Blanquer a présenté sa doctrine pour la réouverture progressive des établissements. Une nouvelle fois, les personnels et leurs représentant·es apprennent par la presse les choix du ministre quant à l’organisation de leur travail. Le dialogue social n’est décidément pas une pratique du pouvoir, même en temps de crise.

Sans considération sanitaire, le ministre a donné un calendrier de reprise et une organisation pédagogique.

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REPRISE LE 11 MAI ?

La sécurité sanitaire doit guider
la réouverture des établissements

Le Président de la République annonce une réouverture progressive des écoles et lycées à partir du 11 mai alors même que les tests de dépistage ne concerneront pas l’ensemble de la population. Aucun impératif ne l’obligeait à prendre une telle décision aussi rapide pour l’Éducation nationale !

Personne n’est dupe, ce ne sont pas les inégalités scolaires qui d’un coup interrogeraient un gouvernement qui n’a de cesse que d’imposer des réformes qui les ont aggravées. En réalité cette annonce répond uniquement aux exigences du MEDEF qui réclame à cor et à cris un retour des salarié·es en entreprise immédiatement au mépris de leur santé. Les enseignant·es et les élèves subissent une fois de plus les effets de choix politiques privilégiant le profit sur la santé.
Pour le SNUEP-FSU cette décision brutale contrevient à l’exigence de protection de la santé des personnels et des élèves. Continuer la lecture de REPRISE LE 11 MAI ?

Courrier intersyndical au ministre Blanquer : Dotations de rentrée

 

Monsieur Jean-Michel BLANQUER
Ministre de l’Éducation Nationale et de la Jeunesse
110 rue de Grenelle
75357 Paris SP 07

Paris, le 8 avril 2020

Monsieur le Ministre,
Les organisations syndicales FSU, FNEC FP-FO, CGT Educ’action, SNALC, Sud Education et FAEN constatent que les personnels font face à une crise sanitaire sans précédent en assurant la continuité du service public (enseignement à distance, continuité administrative, suivi, orientation, accompagnement social des élèves, etc.), en accueillant pour certains les enfants de soignants (le plus souvent sans protection, sans réel suivi médical ni dépistage malgré les demandes portées par nos organisations).
C’est dans ces circonstances que se tiennent des CTA (comités techniques académiques), des CTSD (comités techniques spéciaux départementaux) pour décider des ouvertures et fermetures de postes.
Le Président de la République a lui-même reconnu la nécessité, dans le contexte actuel, de « changer de logiciel ».
Comme vous l’avez déclaré le vendredi 27 mars dans une interview télévisée, étant donné les circonstances actuelles, « nous revoyons les opérations d’ouvertures et de fermetures de classes », « il n’y aura aucune fermeture de classe en milieu rural sans l’accord du maire » et « il faut reconsidérer l’équilibre ouvertures/fermetures en milieu urbain. »
C’est donc de moyens supplémentaires que l’Education Nationale a besoin dans la situation que nous vivons. Les moyens budgétaires de la rentrée 2020 doivent être revus à la hausse pour qu’il n’y ait pas de suppression de postes.
En conséquence, nous demandons que toutes les dotations soient réévaluées dans ce sens.
Nous avons pris acte de la dotation supplémentaire de 1248 postes dans le premier degré. Cela montre bien que la carte scolaire du premier degré ne pouvait avoir lieu avec la dotation initialement prévue. Pour autant, pour nos organisations, cette dotation reste insuffisante pour couvrir tous les besoins et doit être à nouveau abondée.
De plus, les dotations supplémentaires ne peuvent se restreindre au seul premier degré. Les besoins indispensables concernent tous les corps. La période de confinement a accru les inégalités et nous avons besoin de conditions pédagogiques diversifiés, de diminution des effectifs par classe.  Ces besoins doivent se traduire par des personnels supplémentaires et non par le recours à des heures supplémentaires.
Dans les écoles, les établissements et les services, des dotations supplémentaires doivent avoir lieu, afin de préparer au mieux la rentrée 2020 qui aura un caractère nécessairement exceptionnel.
Nous vous prions de croire, Monsieur le Ministre, en l’expression de nos salutations respectueuses.

Le ministre continue pendant le confinement

Ministre d’hier, d’aujourd’hui, de demain…
même projet et même offensive contre la voie professionnelle

Les lycées professionnels forment à des métiers qui, pour beaucoup, sont en première ligne en cette période (hôtesses de caisse, aide et service à la personne, routier, ouvrier·e de production, agent·e administratif·ve…). La nécessité de repenser et renforcer, dès maintenant, les formations qui mènent à ces métiers est indispensable. Or, le ministre persiste à mettre en œuvre ses réformes « d’hier » sans prendre en compte la réalité présente et la crise économique à venir.
Pour preuve, le conseil supérieur de l’éducation (CSE), qui s’est tenu hier, a dû s’exprimer sur des projets conçus avant le confinement et non essentiels, qui fragiliseront toujours plus la voie professionnelle dès la rentrée 2020.

Le ministre décide de supprimer le brevet d’études professionnelles (BEP), Continuer la lecture de Le ministre continue pendant le confinement

AMÉNAGEMENT DES EXAMENS

Pour le SNUEP-FSU, protéger la santé des élèves et des personnels constitue l’élément prioritaire qui doit guider toute prise de décision au sein du ministère de l’Éducation nationale.

La crise sanitaire d’ampleur que nous traversons nécessite des mesures exceptionnelles qui ont conduit au confinement et aux arbitrages concernant les examens 2020. Le ministre a fait le choix de modifier les modalités d’examen pour l’obtention des diplômes professionnels : baccalauréat, certificat d’aptitude professionnelle, diplôme national du brevet professionnel et diplôme intermédiaire.
Le peu de temps qu’il a consacré aux diplômes professionnels dans sa conférence de presse, alors même qu’ils sont les plus complexes, est révélateur du fait que sa priorité est ailleurs. Continuer la lecture de AMÉNAGEMENT DES EXAMENS