Archives de catégorie : communiqués nationaux

OMERTA DU MINISTÈRE SUR LA RÉALITÉ SANITAIRE

LE SNUEP-FSU DÉNONCE UNE OMERTA DU MINISTÈRE SUR LA RÉALITÉ SANITAIRE

Contrairement à ce que dit le ministre, la rentrée est loin d’être « joyeuse » !

Suite à une consultation de ses responsables académiques, le SNUEP-FSU fait le constat d’une autre réalité : c’est plutôt un malaise réel qui règne dans les lycées professionnels !

Le premier élément probant est l’opacité des informations données aux enseignant·es lorsqu’un élève est suspecté de contamination à la covid-19 voire contaminé. Tout se passe comme si une consigne avait été donnée de ne pas divulguer les renseignements aux équipes. Ce choix de mettre « sous le tapis » est grave car il met en danger les personnels, les élèves et leurs proches dont certains sont considérés comme à risque. Les dotations en protection (masques, gel…) et les consignes de désinfection, d’aération, et de gestion des flux de circulation sont très disparates d’un établissement à l’autre y compris dans une même académie. Le SNUEP-FSU demande que des consignes harmonisées et claires soient données et appelle les collègues à saisir les CHSCT en remplissant les fiches Santé et sécurité au travail (SST) qui doivent être disponibles dans tous les établissements.

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Rentrée 2020

Dans les lycées professionnels,
une rentrée 2020 à l’opposé des enjeux sanitaire, économique et écologique

Le contexte sanitaire et économique, le confinement comme la reprise épidémique largement prévisible, auraient dû être à l ‘origine d’une préparation sérieuse et rigoureuse de cette rentrée scolaire. Or, le ministre en a décidé autrement préférant minimiser les consignes sanitaires et refusant tout aménagement d’organisations pédagogiques dans les établissements. Il maintient toutes ses réformes même si ces dernières vont renforcer les inégalités sociales et scolaires. Agissant ainsi, il démontre ne prendre aucunement en compte l’effondrement économique déjà engagé et ses impacts sur l’avenir des jeunes.

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Affectations des stagiaires professeurs, CPE, Psy-ÉN du second degré

Le ministère entre opacité et abonné absent

Les premières affectations en académie des lauréats des concours viennent d’être publiées. Les défauts d’application de la note de service nationale d’affectation des stagiaires sont conséquents et l’absence d’information aux personnels comme aux organisations syndicales représentatives ne font qu’empirer la situation.

Certains futurs stagiaires découvrent avec stupeur que leur affectation ne tient aucun compte de leur situation familiale, y compris lorsqu’ils sont parents. D’autres, qui auraient dû être maintenus dans l’académie où ils ont exercé, seront pourtant affectés dans une autre académie.

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FORMATION PROFESSIONNELLE DES JEUNES

Des décisions qui oublient la voie scolaire

Lors du comité de suivi de la réforme de la voie professionnelle du 17 juin, le ministre a annoncé ses projets pour la prochaine rentrée.

Le SNUEP-FSU acte positivement deux propositions qui nécessiteront néanmoins des clarifications sur les moyens engagés. La première concerne l’augmentation du nombre de places dans les STS qui manquent cruellement pour nos élèves car tous les ans ce sont près de 50 000 bachelier·es professionnels qui s’en voient refuser l’accès.
La seconde concerne les classes de terminales qui pourront enfin bénéficier d’un enseignement de « culture générale et philosophique ». Le SNUEP-FSU porte depuis longtemps cette revendication et regrette le caractère facultatif de cette proposition. Si l’équipe pédagogique le met en place, cet enseignement de philosophie sera financé par les heures de co-intervention.  Pour le SNUEP-FSU, l’enseignement de philosophie doit être généralisé et pleinement financé par des moyens supplémentaires dans les dotations horaires et par des formations pour les enseignant·es.

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Prof bashing

Plutôt que de “tirer” sur les profs,
regarder la gestion du ministre Blanquer et ses effets

Depuis quelques jours sévit un véritable « prof bashing » dans beaucoup de médias qui pointent un prétendu chiffre de 5 % à 6 % d’enseignant·es qui seraient sorti·es des radars pendant le confinement ou en arrêt maladie de « complaisance » !

À l’origine, des propos abjectes tenus en privé par le ministre lui-même et ceux d’un ancien membre du cabinet dans un journal. Le relai médiatique ne s’est malheureusement pas fait attendre et les éditos ou reportages se multiplient pour jeter de nouveau le discrédit sur la profession, en utilisant des estimations « au doigt mouillé » plutôt que des chiffres fiables inexistants. La ficelle est grosse.

L’investissement des enseignant·es a, comme d’habitude, été exemplaire en cette période difficile et anxiogène de crise sanitaire. Ils ont déployé beaucoup de temps et d’énergie pour maintenir le lien scolaire avec leurs élèves malgré les outils numériques du ministère mal adaptés. Ils ont travaillé avec leur propres ordinateurs et téléphones – mais ils attendent toujours ne serait-ce que l’ébauche d’une prime d’équipement.

Evoquer ainsi un supposé « décrochage des profs » est d’une lâcheté crasse et indigne. Ces médias, qui ont fait et font encore preuve d’une grande complaisance sur la gestion de crise calamiteuse du ministre, devraient plutôt s’inquiéter du décrochage des jeunes. Car aujourd’hui nombreuses et nombreux sont les jeunes à ne pas être revenus en classe.

Pour le SNUEP-FSU l’urgence est du côté de la crise économique qui s’annonce et dont les jeunes décrocheurs, ceux les moins qualifiés, les jeunes intérimaires et apprenti·es seront les premières victimes.

Pour le SNUEP-FSU les projecteurs devraient être braqués sur le ministère de l’Éducation nationale qui ne propose aucune mesure pour pallier ce grave problème et mettre en œuvre l’obligation de formation jusqu’à 18 ans.

Pour le SNUEP-FSU l’investissement des professeur·es de lycée professionnel au quotidien nécessite surtout une amélioration des conditions de travail et un véritable plan de revalorisation des salaires et des carrières. Ces éléments sont incontournables pour donner à de nombreux jeunes la motivation d’exercer ce métier d’utilité publique et pallier la pénurie de candidat·es qui s’aggrave d’année en année.

Paris, le 11 juin 2020

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Épreuve de contrôle 2020

Épreuve de contrôle 2020 : pour rattraper quoi ?

L’épreuve dite “de contrôle” instaurée pour le baccalauréat professionnel afin de pallier la baisse du taux de réussite consécutive à la réforme du bac pro en 3 ans, n’a jamais été remise en cause, par quelque gouvernement que ce soit, depuis sa création.

Pourtant, cette épreuve a, d’ordinaire, bel et bien vocation de permettre le rattrapage de candidat·es ayant passé une grande majorité de leurs épreuves par contrôles en cours de formation (CCF) ! Les textes nous assurent, dans ce cadre, que ces candidat·es étaient “prêt·es”, lors des évaluations. De plus, en cette année particulière, l’ensemble des épreuves ponctuelles terminales a été remplacé par la prise en compte du contrôle continu. Ainsi, la prétendue “pression” générée par une épreuve unique ponctuelle terminale ne peut être invoquée pour légitimer l’organisation de ce rattrapage. Par ailleurs, les modalités d’organisation de cette épreuve de contrôle lui donnent autant de poids que toutes les épreuves du 1er groupe réunies : les matières sont imposées aux candidat·es et les résultats obtenus compensent directement la moyenne coefficientée des épreuves précédentes.

Pour le SNUEP-FSU, organiser une épreuve de rattrapage à l’issu d’un baccalauréat essentiellement passé en CCF n’est pas justifié. Les circonstances particulières à cette session 2020 ne font qu’accentuer notre conviction. C’est pourquoi le SNUEP-FSU revendique, pour cette année hors du commun, la suspension de l’épreuve de contrôle, et, à terme, la suppression de celle-ci, tant que le baccalauréat professionnel ne sera pas enfin entièrement réorganisé sous forme d’épreuves ponctuelles terminales, seules garantes de l’équité nationale et de la valeur du diplôme délivré.
C’est uniquement dans ce cadre que le rattrapage des candidat·es pourra être légitimé. Il faudra, alors, leur laisser le choix des épreuves, sans modification des coefficients, à l’instar de ce qui existe pour les baccalauréats généraux et technologiques.

C’est pour toutes ces raisons que, cette année encore, le SNUEP-FSU a déposé un préavis de grève sur la période d’organisation de l’épreuve de contrôle.

Paris, le 9 juin 2020

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Relance de l’apprentissage

Plutôt qu’un nouveau plan de relance de l’apprentissage,

investir dans le service public de la formation professionnelle

Le gouvernement vient d’annoncer un plan de relance de l’apprentissage qui fait partie des mesures pour soi-disant répondre une fois de plus au chômage des jeunes largement susceptibles d’être les premières victimes de la crise économique à venir.

Comme à chaque crise économique, l’apprentissage, système de formation très dépendant de ce type de conjoncture, se retrouve en très grande difficultés. Les branches professionnelles annoncent aujourd’hui entre 20 et 40 % de baisse des contrats d’apprentissage.  Le phénomène est d’autant plus inquiétant que la dernière réforme de la formation professionnelle de 2018, Continuer la lecture de Relance de l’apprentissage