Compte-rendu rencontre région représentants FSU Nouvelle-Aquitaine

La co-secrétaire de la  FSU NA a assisté à la concertation entre le président  de région et les syndicats patronaux et représentants des salariés le Jeudi 5 novembre 2020. Dans le même temps, une délégation constituée des représentant.es des syndicats de l’éducation de notre fédération a rencontré en  visio M. Nembrini, président adjoint, et les élus de l’exécutif  Régional ( questeur, transport) en lien avec l’éducation.

En préambule, M. Nembrini, s’est dit touché par  la déclaration des organisations syndicales au CAEN de Limoges et  a exprimé son attachement au métier de l’enseignant.e, “qui est la représentation de la république devant les élèves et donc l’incarnation de celle-ci pour les jeunes” et a souligné le caractère symbolique de l’assassinat de Samuel Paty. Il propose que les personnels soient associés à la réflexion autour d’un hommage régional qui pourrait être fait à notre collègue.

La FSU en accord avec ce principe, a évoqué la possibilité que cet hommage se fasse avec des universitaires et des représentants des élèves autour de la laïcité, ce qui pourrait déboucher sur un travail avec les élèves comme la réalisation d’affiches ou d’expositions itinérantes; la FSU souhaitant s’inscrire dans le long terme.

Sur les conditions sanitaires de la rentrée, dans les deux réunions, la FSU a présenté les incohérences du protocole imposé par nos ministères, et a relevé les points incompatibles avec la protection des agent.es des élèves et des familles :  restauration, internat, transport, classe surchargée et brassage des élèves en bac général ; la nécessité d’augmenter la fréquence de nettoyage et de prendre en compte les conséquences directes de son application au travers de la fatigue des personnels qu’ils soient de la région ou de l’état. Sans oublier les conséquences directes de la crise sanitaire qui conduit à une augmentation des arrêts de travail à compenser, mais aussi les tensions et les difficultés chez les jeunes particulièrement en lycée professionnel. La FSU a insisté sur la responsabilité de la région qui doit donner les moyens nécessaires permettant de garder les établissements ouverts en limitant la propagation  du virus : concilier nécessité pédagogique, sociale et sanitaire.

Le président de la région a annoncé avoir demandé au ministre une organisation mixte, présentielle et distancielle, des cours en lycées afin de pouvoir enseigner en demi-groupe. En effet la région n’a ni la capacité ni la compétence pour pouvoir assurer un protocole plus strict sans cette possibilité.  Elle espérait alors qu’un cadrage fort en ce sens soit présenté par le ministre dans la soirée. Elle a aussi indiqué avoir une préférence pour un fonctionnement sur des semaines alternées entre les groupes surtout pour les établissements accueillant des internes, car cela permet d’en assurer le transport.

La région a indiqué que les moyens numériques ne permettent pas d’envisager que le travail pour le groupe d’élèves en distanciel se fasse en visio directement depuis les classes.

La FSU s’est dite satisfaite que la région la rejoigne dans cette demande d’adaptation pour les lycées. Nous avons convenu que l’organisation pédagogique pouvait être différente suivant les contraintes et les possibilités des établissements (lycées généraux et technologiques, professionnels ou agricoles)  et que cette mesure permettrait de lever une grande partie des difficultés (restauration internat transport) que nous avions indiquées. La FSU insiste tout le même sur la nécessité  d’augmenter les dotations  en agents lorsque la charge de travail l’exige afin d’éviter de détériorer les conditions de travail et de prévoir et accepter les financements qui permettent de s’adapter aux exigences sanitaires lorsque les EPL et les équipes éducatives en font la demande.

La région a dit comprendre ces demandes, mais rappelle ses contraintes budgétaires et l’obligation légale  pour elle d’avoir un budget à l’équilibre ce qui limite ses possibilités. Elle rappelle aussi que l’état doit prendre ses propres responsabilités en dotant les établissements des personnels nécessaires notamment à la surveillance des élèves et au respect des règles sanitaires. Elle affirme enfin avoir mis les moyens pour augmenter ses taux de remplacements afin de limiter les conséquences de l’absence des agents malades ou cas contacts.

Face à la crise économique et sociale qui se dessine dans les années à venir, la FSU exige que les dotations et les investissements dans les lycées soient augmentés dans l’intérêt des jeunes qui subissent ces périodes de confinement et subiront les conséquences économiques et sociales de la crise sanitaire pendant un long moment. Le service public d’éducation doit avoir les moyens de les accompagner et de les soutenir, quelles que soient les difficultés accumulées.

D’après les élus présents, c’est bien l’intention de cet exécutif qui envisage juste une “diminution de l’augmentation” de ces dépenses dans les années à venir pour faire face aux difficultés budgétaires prévisibles. Ils précisent que c’est une volonté politique forte en faveur de l’éducation des jeunes dans la région.