OMERTA DU MINISTÈRE SUR LA RÉALITÉ SANITAIRE

LE SNUEP-FSU DÉNONCE UNE OMERTA DU MINISTÈRE SUR LA RÉALITÉ SANITAIRE

Contrairement à ce que dit le ministre, la rentrée est loin d’être « joyeuse » !

Suite à une consultation de ses responsables académiques, le SNUEP-FSU fait le constat d’une autre réalité : c’est plutôt un malaise réel qui règne dans les lycées professionnels !

Le premier élément probant est l’opacité des informations données aux enseignant·es lorsqu’un élève est suspecté de contamination à la covid-19 voire contaminé. Tout se passe comme si une consigne avait été donnée de ne pas divulguer les renseignements aux équipes. Ce choix de mettre « sous le tapis » est grave car il met en danger les personnels, les élèves et leurs proches dont certains sont considérés comme à risque. Les dotations en protection (masques, gel…) et les consignes de désinfection, d’aération, et de gestion des flux de circulation sont très disparates d’un établissement à l’autre y compris dans une même académie. Le SNUEP-FSU demande que des consignes harmonisées et claires soient données et appelle les collègues à saisir les CHSCT en remplissant les fiches Santé et sécurité au travail (SST) qui doivent être disponibles dans tous les établissements.

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Conditions d’obtention du CAPPEI

Modalités d’obtention du Certificat d’Aptitude Professionnelle aux Pratiques de l’Education Inclusive

Vous êtes titulaires du 2 CA-SH
Vous pouvez obtenir le CAPPEI en vous présentant à l’épreuve 3.
- Vous étiez affecté, à la date de parution du décret n°169 du 10 février 2017, dans un établissement scolaire, dans un établissement et service accueillant des élèves en situation de handicap, en grande difficulté scolaire ou malades.
- Vous n'êtes pas titulaire du 2 CA-SH


Vous pouvez obtenir le CAPPEI en vous présentant uniquement à l’épreuve 1.
(Mesure transitoire pendant une durée de 5 ans)

Vous n'étiez pas affecté, à la date de parution du décret n°169 du 10 février 2017, dans un établissement scolaire, dans un établissement et service accueillant des élèves en situation de handicap, en grande difficulté scolaire ou malades.
- Vous n'êtes pas titulaire du 2 CA-SH

Pour obtenir le CAPPEI, vous devez vous présenter aux épreuves 1, 2 et 3.

CHSCTA du 8 septembre 2020

Un CHCTA exceptionnel consacré au COVID-19 s’est tenu aujourd’hui. La FSU, par le biais de la secrétaire du CHSCT, avait pourtant œuvré pour que ce dernier soit réuni avant la rentrée comme ce fut le cas dans de nombreuses académies. Devant la situation exceptionnelle induite par cette rentrée si peu « normale », nos représentants ont obtenu la réunion en urgence de l’instance. Cette modification hâtive du calendrier n’a pas permis à la rectrice de se libérer. En revanche, les représentants du personnel ont dû s’adapter à une modification d’horaire de dernière minute, ce qui ne leur a pas permis de bénéficier du temps de préparation nécessaire.

En réponse à la déclaration de la FSU qui dénonçait la relative impréparation de la rentrée, le secrétaire général a voulu faire un point de contextualisation. Continuer la lecture de CHSCTA du 8 septembre 2020

Rentrée 2020

Dans les lycées professionnels,
une rentrée 2020 à l’opposé des enjeux sanitaire, économique et écologique

Le contexte sanitaire et économique, le confinement comme la reprise épidémique largement prévisible, auraient dû être à l ‘origine d’une préparation sérieuse et rigoureuse de cette rentrée scolaire. Or, le ministre en a décidé autrement préférant minimiser les consignes sanitaires et refusant tout aménagement d’organisations pédagogiques dans les établissements. Il maintient toutes ses réformes même si ces dernières vont renforcer les inégalités sociales et scolaires. Agissant ainsi, il démontre ne prendre aucunement en compte l’effondrement économique déjà engagé et ses impacts sur l’avenir des jeunes.

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Affectations des stagiaires professeurs, CPE, Psy-ÉN du second degré

Le ministère entre opacité et abonné absent

Les premières affectations en académie des lauréats des concours viennent d’être publiées. Les défauts d’application de la note de service nationale d’affectation des stagiaires sont conséquents et l’absence d’information aux personnels comme aux organisations syndicales représentatives ne font qu’empirer la situation.

Certains futurs stagiaires découvrent avec stupeur que leur affectation ne tient aucun compte de leur situation familiale, y compris lorsqu’ils sont parents. D’autres, qui auraient dû être maintenus dans l’académie où ils ont exercé, seront pourtant affectés dans une autre académie.

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FORMATION PROFESSIONNELLE DES JEUNES

Des décisions qui oublient la voie scolaire

Lors du comité de suivi de la réforme de la voie professionnelle du 17 juin, le ministre a annoncé ses projets pour la prochaine rentrée.

Le SNUEP-FSU acte positivement deux propositions qui nécessiteront néanmoins des clarifications sur les moyens engagés. La première concerne l’augmentation du nombre de places dans les STS qui manquent cruellement pour nos élèves car tous les ans ce sont près de 50 000 bachelier·es professionnels qui s’en voient refuser l’accès.
La seconde concerne les classes de terminales qui pourront enfin bénéficier d’un enseignement de « culture générale et philosophique ». Le SNUEP-FSU porte depuis longtemps cette revendication et regrette le caractère facultatif de cette proposition. Si l’équipe pédagogique le met en place, cet enseignement de philosophie sera financé par les heures de co-intervention.  Pour le SNUEP-FSU, l’enseignement de philosophie doit être généralisé et pleinement financé par des moyens supplémentaires dans les dotations horaires et par des formations pour les enseignant·es.

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Prof bashing

Plutôt que de “tirer” sur les profs,
regarder la gestion du ministre Blanquer et ses effets

Depuis quelques jours sévit un véritable « prof bashing » dans beaucoup de médias qui pointent un prétendu chiffre de 5 % à 6 % d’enseignant·es qui seraient sorti·es des radars pendant le confinement ou en arrêt maladie de « complaisance » !

À l’origine, des propos abjectes tenus en privé par le ministre lui-même et ceux d’un ancien membre du cabinet dans un journal. Le relai médiatique ne s’est malheureusement pas fait attendre et les éditos ou reportages se multiplient pour jeter de nouveau le discrédit sur la profession, en utilisant des estimations « au doigt mouillé » plutôt que des chiffres fiables inexistants. La ficelle est grosse.

L’investissement des enseignant·es a, comme d’habitude, été exemplaire en cette période difficile et anxiogène de crise sanitaire. Ils ont déployé beaucoup de temps et d’énergie pour maintenir le lien scolaire avec leurs élèves malgré les outils numériques du ministère mal adaptés. Ils ont travaillé avec leur propres ordinateurs et téléphones – mais ils attendent toujours ne serait-ce que l’ébauche d’une prime d’équipement.

Evoquer ainsi un supposé « décrochage des profs » est d’une lâcheté crasse et indigne. Ces médias, qui ont fait et font encore preuve d’une grande complaisance sur la gestion de crise calamiteuse du ministre, devraient plutôt s’inquiéter du décrochage des jeunes. Car aujourd’hui nombreuses et nombreux sont les jeunes à ne pas être revenus en classe.

Pour le SNUEP-FSU l’urgence est du côté de la crise économique qui s’annonce et dont les jeunes décrocheurs, ceux les moins qualifiés, les jeunes intérimaires et apprenti·es seront les premières victimes.

Pour le SNUEP-FSU les projecteurs devraient être braqués sur le ministère de l’Éducation nationale qui ne propose aucune mesure pour pallier ce grave problème et mettre en œuvre l’obligation de formation jusqu’à 18 ans.

Pour le SNUEP-FSU l’investissement des professeur·es de lycée professionnel au quotidien nécessite surtout une amélioration des conditions de travail et un véritable plan de revalorisation des salaires et des carrières. Ces éléments sont incontournables pour donner à de nombreux jeunes la motivation d’exercer ce métier d’utilité publique et pallier la pénurie de candidat·es qui s’aggrave d’année en année.

Paris, le 11 juin 2020

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